La réalité du métier et de ses pièges.
Le concept est à la mode : l’artiste devrait désormais être un « entrepreneur » accompli, maîtrisant tous les rouages du music-business 2.0.
Si cette réalité répond à l'absence d'investissement précoce des professionnels, elle pose des questions fondamentales sur l'essence même de votre métier.
Le conflit d'intérêts intérieur
Le temps du business n'est pas celui de la création ;
L'entrepreneur est pressé, l'artiste a besoin de maturation.
Si vous portez les deux casquettes, qui tranchera en cas de désaccord ?
Le risque est de voir l'efficacité court-termiste étouffer votre vision artistique sur le long terme.
Quel était votre rêve de gosse ?
On pousse aujourd'hui les musiciens à devenir des experts en marketing ou en industrie textile (merchandising).
Mais pourquoi chaque artiste devrait-il avoir la fibre entrepreneuriale ?
Beaucoup s’épuisent à gérer l'accessoire, échouent en tant qu'entrepreneurs et finissent par éteindre leur petite flamme artistique. Cette flamme ne mérite-t-elle pas d'être protégée ?
Le mirage des formations "miracles"
Des formations vous promettant de maîtriser le marché fleurissent.
Une question se pose : si ces conseillers possèdent la recette du succès, pourquoi ne développent-ils pas eux-mêmes des projets artistiques d'envergure ?
Ma conviction :
Au lieu de s'épuiser à devenir un entrepreneur par défaut, n'est-il pas plus sage de consacrer son énergie à créer une œuvre si forte qu'elle attirera les partenaires capables de la développer ?